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3e accord toltèque

Ne fait pas de suppositions, le troisième accord toltèque

Qu’est-ce qu’une supposition ?

Une supposition est une hypothèse que l’on émet à propos d’une situation donnée, et celle-ci a de fortes chances d’être erronée. Dans notre vie, on suppose sur tout, c’est le propre de l’être humain. On suppose d’ailleurs tellement que l’on finit par croire que ce que nous supposons est la vérité. On en revient au premier accord toltèque : si on ne supposait pas, on ne jugerait pas et on aurait des paroles impeccables. Il y a également un écho du deuxième accord toltèque : si on ne supposait pas, on n’en ferait pas une affaire personnelle. Les suppositions sont donc un véritable poison émotionnel comme nous l’avons évoqué dans de précédents articles et vidéos.

Il existe plusieurs manières de supposer :

Supposition vis à vis des autres personnes

La supposition vis-à-vis des autres est la plus répandue. Le meilleur exemple est celle que l’on émet sur une personne que l’on connaît et que l’on croise un jour dans la rue. Si cette personne ne vous regarde pas, ou si elle ne vous a regardé que furtivement,ou si elle passe devant vous sans vous parler ni vous sourire, des suppositions vont naître dans votre esprit : « Cette personne est fière, dédaigneuse… », « Pourquoi ne veut-elle pas me parler ? », « Est-ce que je lui ai fait quelque chose pour qu’elle ait cette attitude ? », « Qu’est-ce que d’autres ont pu lui dire sur moi pour qu’elle ne me regarde pas ? », etc.

Supposition de partager une même vérité

On suppose souvent que les autres partage la même vérité que soi. Petit exemple personnel : j’échange avec mon mari sur des choses à fabriquer pour notre maison ou le cabinet. Nous tombons a priori d’accord, mais lorsqu’il m’apporte le meuble ou l’objet en question, celui-ci est différent de ce que j’avais supposé. Nous avions cru être d’accord car nous supposions que l’autre avait exactement la même pensée, mais c’était faux (nous avons résolu le problème : désormais mon mari dessine au cours de nos discussion, ce qui réduit les risques d’incompréhension). Les suppositions altèrent la communication entre deux personnes, et génèrent la plupart du temps un résultat qui ne convient ni à l’une, ni à l’autre.

Supposition faite sur soi-même

La supposition faite sur soi-même est également très répandue. Je l’observe beaucoup au cours des séances en énergétique que je prodigue mais surtout pendant les stages : Combien de personnes me disent d’entrée « Je n’en suis pas capable » ou « Je ne vois rien du tout » avant même d’avoir commencé. Il s’agit dans ce cas d’un auto-sabotage caractérisé, car en supposant qu’elles n’y arriveront pas, ces personnes programment elles-même leur échec. Alors que celles qui n’ont pas supposé ont simplement essayé et y sont pour la plupart arrivées. Et quand une difficulté se présente, ces personnes trouvent d’elles-même des solutions pour y arriver. Il faut donc aller au-delà de ses suppositions et de sa zone de confort pour progresser. Les suppositions provoquent des blocages qui s’appuient sur nos émotions, telles que la colère et la peur. Il s’agit donc d’un poison.

Comment ne plus faire de suppositions ?

Faire entrer les accords toltèques dans sa vie permet de rendre les choses différentes et beaucoup plus facile. Ils permettent de lâcher prise.

Pour les adultes

La communication

Pour ne plus faire de suppositions, la chose la plus simple à faire est de poser des questions, de parler, de communiquer. Si on reprend l’exemple de la personne qui passe devant vous sans vous regarder, il suffit de parler directement de l’incident à la personne, soit sur le moment, soit plus tard lorsqu’on la revoit. Il est probable que la personne ne vous ait tout simplement pas vu ou pas reconnu, accaparée qu’elle était par ses pensées. Elle vous dira « J’avais un rendez-vous », « J’étais pressé(e) » ou simplement « Je te t’avais pas vu(e) / pas reconnu(e) ». Si l’on ne fait pas la démarche de parler à la personne, on reste dans la supposition. On ne peut pas savoir, on se fait des films avec des ascenseurs émotionnels qui n’ont servi qu’à vous faire du mal.

Est-ce que cela me regarde ?

C’est une phrase magique que j’utilise dans mes ateliers d’Éveil de Soi face à une situation donnée : « Est-ce que cela me regarde ? ». En effet, non, la vie d’autrui ne nous regarde pas. Peut-être pour certains membres de notre famille ou amis très proches, où dans ce cas, la communication est importante pour éviter toutes suppositions. Mais pour toute autre personne, cela ne-nous-re-gar-de-pas. Chacun a vécu et doit vivre ses propres expériences et il faut l’accepter ainsi. Le choix des autres personnes, c’est leur choix, avec les conséquences, négatives ou positives, qui vont avec.

Les 3 tamis de Socrate

Pour en finir avec les suppositions, il est recommandé d’utiliser les trois tamis (ou filtres) de Socrate : le tamis de la vérité, le tamis de la bonté et le tamis de l’utilité.

Le tamis de la vérité

Le premier tamis consiste à s’interroger sur la vérité que porte une supposition avant de l’émettre. On rappelle ici l’importance de la communication, de poser des questions pour chercher la vérité d’une situation. Les questions à se poser sont alors « Est-ce que je suis sûr(e) que ce que j’ai à dire est vrai ? », « Mes remarques s’appuient-elles sur des faits observables et objectifs ? », « Ces faits correspondent-ils à quelque chose de visible, qui pourrait par exemple être photographié ou filmé par une caméra ? »

Le tamis de la bonté

Le deuxième tamis consiste à se questionner sur le fait que la supposition à émettre puisse blesser une personne, y compris soi-même, se demander si les conséquences peuvent être négatives. Les questions à se poser dans ce cas sont « Est-ce que ce que je vais dire est bon ? », « Est-ce que mes paroles vont juger la personne ? », « Est-ce que ce que je dis peut faire mal ? »

Le tamis de l’utilité

Le troisième tamis consiste à s’interroger sur l’utilité d’une supposition. Les questions à se poser sont « Est-ce vraiment grave si j’émets telle supposition ? » ; « Ma supposition présente-t-elle un intérêt ? », « Est-il utile que je l’émette ? » « Est-ce que je propose également des pistes d’amélioration concrètes et réalistes ? »

Ces 3 tamis sont vraiment intéressants car ils retirent tout phénomène de jugement. Le poison est rejeté.

Pour les enfants

Chez les enfants, les suppositions sont nombreuses. C’est le propre de l’être humain de supposer. Le premier exercice à leur proposer est de communiquer, de parler, de questionner afin de connaître la vérité et ne pas rester dans la supposition.

On leur fait ensuite passer par les trois tamis de Socrate, qui sont déjà très accessibles dès le plus jeune âge. Cela évite de dire des choses trop difficile mais aussi de prendre du recul.

On peut également leur faire faire le jeu des scénarios. A partir d’une de leur supposition, on leur propose d’en imaginer d’autres. Cela permet de démontrer l’étendue des possibilités par rapport à une situation donnée. Pour les faire établir ces différents scénarios, il faut passer par plusieurs étapes :

  1. leur demander une autre supposition qui aura une finalité rigolote,
  2. leur proposer une autre supposition cette fois complètement loufoque,
  3. leur demander de choisir la proposition qui leur ferait le plus grand bien.

Ces différents scénarios ont le mérite de ne pas être dans la négativité de leurs émotions. Ces exercices permettent en outre de rire et de prendre un peu de distance sur le plan émotionnel avec ces fameuses suppositions.

Conclusion

Atelier éveil de soi Vertou

Les accords toltèques font partie des piliers des ateliers d’Éveil de Soi que j’anime. Si vous désirez avancer dans votre vie, si vous souhaitez améliorer votre quotidien, si vous voulez acquérir d’autres philosophies de vie, je vous propose ces ateliers qui vous permettront tout au long de l’année de développer votre être intérieur.